Rihanna,
Rihanna,
Rihanna... Quand elle est arrivée à la radio, je pense l'avoir traité de tous les noms: "Arnaqueuse", "Bouffonne", "Blaireaute"
(féminin de blaireau), "Bouseuse", et encore ce sont là les plus respectueux.
Pon De Replay a été, il faut bien le dire, la chanson que j'ai le plus détesté, toutes époques confondues
(alors que maintenant je l'apprécie un peu mais chut). Dans tous les cas, je n'aurais jamais parié qu'elle sortirait 3 albums, au succès croissant à chaque fois, qu'elle serait #1 mondial en 2007 (Umbrella), #1 en France (Don't Stop The Music) et surtout... que son 3ème album marquerait VRAIMENT un progrés, qualitativement parlant.
Car oui, après un premier album assez scandaleux
(certains ont un bon single et le reste complètement moisi, là, il n'y avait même pas un bon single), un second album qui entrait dans la catégorie que je viens de citer
(singles super efficaces, mais alors le reste oulaaaa), la miss s'est dit: "Je vais devenir mauvaise". On ne sait pas vraiment d'où viennent ce titre et cette envie
(une fessée de papa Jay Z peut être ?) mais toujours est il qu'au bout de deux ans de carrière, la miss nous offrait déjà son 3ème album studio.
Cet opus intitulé
Good Girl Gone Bad (
Gentille fille devenue mauvaiiiiise) a été lancé par LE tube mondial de l'année 2007, toujours plutôt bien classé dans plusieurs pays (
UK notamment où il enterre un à un les singles qui ont suivi comme le très moyen Hate That I Love You):
Umbrella.
Umbrella, c'est quand même la chanson dont tout le monde s'est moquée lorsqu'elle a été dévoilée:
"Haaaan déjà une nouvelle chanson" "Ahah les paroles, mon parapluie-pluie-pluie hi hi", et que tout le monde écoutait (ou presque) quelques heures plus tard. Un grower en puissance.
D'ailleurs, preuve du succès, la fa-bu-leuse comédie musicale de
Kamel Ouali,
Cleopatre, qui envahira bientôt TOUT autour de vous
(encarts publicitaires, panneaux d'affichage, abri-bus, télévisions, radios, sonneries de portables, discussion à la machine à café, pseudos msn...) en a fait une reprise, en français. Oui oui, sauf qu'ils ont juste oublié de le préciser et de faire les papiers officiels, mais écoutez (quoique, vous ne pourrez pas la manquer bientôt) et vous vous en rendrez compte par vous même.
Umbrella, c'est aussi des reprises officielles
(Kamel ?), et alors là, tenez vous bien, il y en a un paquet (je vais d'ailleurs en oublier), avec en tête la fabuleuse version
Scott Simons, puis Mandy Moore, Marié Digby, Mc Fly, Plain White T's, Rihanna (
qui s'est fait sa propre version accoustique, très réussie, il y a quelques semaines) etc.
MAIS, Umbrella n'est en aucun cas l'arbre qui cache la mauvaise herbe. Le titre aurait même plutôt tendance (en exagérant un peu) à être celui qui cache la forêt luxuriante. En effet, à l'écoute de
Good Girl Gone Bad, une chose surprend tout de suite:
"Rihanna ne fait plus du Rn'B". Les rares pistes où elle s'y risque encore sont peut être les moins bonnes du disque, je pense notamment à l'immondice
Say It, ou dans une moindre mesure à l'inutile
Lemme Get That, chanson dont le rythme n'est pas sans nous rapeller que la miss vient d'un pays avec des cocotiers, de la crème solaire, tout ça tout ça. Mais c'est d'un creux ! On en viendrait donc à se dire:
"Rihanna, ne fais plus du Rn'B, du Ragga ou tout ce qui ressemble à ces... choses"A côté de ces deux erreurs, la miss compense en nous offrant la bombe électro-pop
Push Up On Me (sample de Lionel Ritchie, moins connu que le mec -sampleur lui même- samplé sur Don't Stop The Music, mais quand même), le pop-rock
Shut Up And Drive (un peu fatiguant quand même à la longue), la BOMBE
Don't Stop The Music (Dommage que tout le monde l'ait mis en sonnerie de portable... Ca et la radio, ça fait un peu beaucoup), la jolie ballade écrite par Lene Marlin intitulée...
Good Girl Gone Bad ou encore la semi déception
(c'est du Timbaland, à l'époque, je pensais naïvement que ce mec était doué), mais réussite quand même:
Rehab.
Après, il y a toutes ces pistes qui ne resteront qu'à l'état de piste d'album et c'est tant mieux, et celles qui auraient du le rester:
Hate That I Love You. Entendu, entendu et sur entendu, ce genre de son perd complètement son effet depuis que Ne Yo s'amuse à se plagier, voire à se parodier. Cette catégorie compte aussi
Sell Me Candy et
Breakin' Dishes (
prochain single...) qui est en fait un cocktail entre
Promiscuous Girl &
Maneater... Trop sucré, trop de boum boum, ça donne envie de rendre au bout d'un moment.
Enfin, la déception, l'absence de
Cry sur notre version de l'album, une sorte de
Unfaitful², qui aurait pu bien mieux marcher que le duo avec NeYo. Dommage...
Vous l'aurez compris, cet album n'est pas l'album du siècle.
Rihanna n'en a de toutes façons pas la prétention et heureusement. Cependant, la progression dans la qualité qu'elle mène depuis son premier album est rassurante sur la suite de sa carrière. Car oui, je pense qu'on peut le dire maintenant sans trop se mouiller, on risque d'entendre parler de la miss pendant un bon moment hein
(en plus, une place est en train de se libérer sur le marché de la jolie fille avec des paroles un peu coquines et qui fait fantasmer enfants et papa... Briiiiiit ? La Riri semble l'avoir très bien compris. Pas d'excès, pas de sortie sans culotte, et un enchaînement de tubes. Les secrets sont tous réunis)