lundi 31 mars 2008

#13 / Quatres retours

2008 sera sans nul doute une grande année. Pourquoi ? Parceque deux des plus grosses (non Mariah, n'y vois aucune attaque personnelle) vendeuses de disques s'affronteront sur le marché mondial à 2 semaines d'intervalle: Madonna & Mariah Carey. Et parceque Usher arrive aussi dans très peu de temps avec un nouvel opus faisant suite à son Confessions (que je qualifierais, pour ma part, d'arnaque) vendu à plus de 10 millions d'exemplaires.
En outre, vous ne le savez peut être pas, mais une autre star, enfin, une qui l'a été le temps d'un album et deux trois singles par ci par là est revenue, en 2008: Janet Jackson.

Je lance donc une série de 3 articles (4, si j'en fais un sur la Jackson), visant chacun à présenter le premier single de chaque album. Lors de la sortie des opus (ou du leak, bien que pour Madonna j'attendrai la version physique), je mettrai à jour les articles avec critique détaillée tout ça tout ça.




Commençons tout de suite avec Meuraïah Carey. Bon, alors avec elle, pas de surprises hein, nul besoin d'espérer une chanson aux considérations philosophiques ou autres humanitaires (quoi que là, ce serait plus chiant qu'autre chose), mais, elle est honnête et ne cherche pas à nous embrouiller lorsque la première du titre, et par conséquent son titre, est annoncé: ce sera "Touche Mon Corps". On ne peut pas dire qu'elle nous cache quoi que ce soit hein. D'ailleurs, c'est un peu ce qui revient dans le titre en lui même... On nous ressort des accords légèrement Rn'B, une Mariah qui semble avoir définitivement oublié qu'elle a quand même une voix magnifique depuis qu'elle a duoté avec Benny Man (Vous avez oublié ce duo ? Dieu est avec vous.), des paroles sexy mais avec un effort louable cette fois ci: des petits jeux de mots tout ça tout ça. Niveau clip, bis répétita: "Oh, j'ai envie de passer ma main entre mes deux obus", "Oh, si j'ouvrais ma nuisette en marchant devant le réparateur ?", "Oh, si je roulais un peu des fesses ?", "Oh, si je montrais mes beeeelles jambes ?" ou bien, de façon plus générale: "Oh, si je faisais ma pétasse ?". D'après les fans, elle use du second degré. Le problème est qu'à force de faire du second degré, on se demande si la fille raisonnablement jolie mais toute réservée qui chantait fort (à l'époque) a perdu son respect pour elle même en même temps qu'elle abandonnait les ballades pop pour des ballades aux tendances Rn'B (Oh, avouez que la robe en latex jaune de Get Your Number était UN PEU limite quoi, on a frolé (?) l'arrestation pour raccolage hein).
Niveau promotion, là, on frôle le sans faute. L'album n'a toujours pas leaké, elle dévoile les titres uns à uns lors de prestations télévisée, elle entame une petite tournée autour du monde avant le lancement de l'opus... Il n'y a pas à dire, elle veut oublier le côté Flopita qu'elle avait gagné lors de quelques albums et souhaite se conforter dans le succès de Emancipation Of Mimi, son précédent album. L'album s'appellera d'ailleurs E=MC² car selon elle, il constitue le prolongement de son précédent disque. C'est, ma foi, original, bien pensé, sympa quoi.
Au final... c'est Mariah, je n'affectionne pas particulièrement mais allez savoir pourquoi, je commence à accrocher au titre. Evidemment, le titre cartonne déjà aux USA, on parie sur le 18ème #1 de la miss aux USA, les américains kiffent à donf... mais alors en Europe, c'est un peu le vide absolu. C'était prévisible, et il y a fort à parier (ce n'est d'ailleurs pas vraiment moi qui le dit) que le second extrait aura un potentiel plus... mondial. En espérant que l'album ne se casse pas les dents durant ses premières semaines de ventes sur notre continent.

Prochain épisode: Madonna se recycle dans la confiserie.

#12 / M. Pokora - MP3




La moindre des choses que l'on puisse dire, c'est que le troisième album de Matthieu Pokora, anciennement Matthieu des Linkup (Oh, un groupe mort et enterré depuis longtemps) fait l'objet d'un sérieux buzz actuellement.

Alors, nous trouvons un peu de tout sur le web, mais, le plus souvent, ça tourne autout du: "C'est lui, c'est un produit de la TV Réalité de base, c'est forcément nul. En plus il n'est pas moche, donc c'est encore plus nul !". Et bien je vais justement aller à l'encontre de ce jugement, et faire ce qui sera peut être la première critique montrant un auditeur relativement convaincu.

Avant d'aller plus loin, je tiens à me repentir: j'ai apprécié au moins 3 titres du jeune homme: Elle me contrôle, Mal de guerre & It's Alright. Voila, c'est dit, c'est fait, et, pour compenser, j'ajouterais que Pas Sans Toi, Ouh la la & Showbiz font partie des chansons les plus détestables que la terre ait pu porté.
Maintenant que j'ai montré que je suis à peu près neutre face à cet album, je peux en entamer la critique.
Le titre tout d'abord: Bon bon, on a évidemment saisi le jeu de mot plutôt facile, c'est simple, connu dans toutes les langues (pas forcément pour le côté légal de la chose), et aisé à retenir. C'est en outre un titre déjà plus cohérent que Player, pour son second album, titre en anglais pour un album 100% français, cherchez l'erreur.

La production: Vous le savez certainement, cet album est en grande partie produit par Timbaland (l'homme qui a certainement du se faire le plus de fric en 2007, et ça semble bien parti pour continuer en 2008, l'homme au "hey... hey... hey" au début de ses chansons), Kore (dont les productions n'ont pas toutes été honteuses, ce n'est pas parcequ'on est français que l'on fait de la merde, contrairement à ce que je peux lire ça et là), et Sebastian. Evidemment, à l'heure où Timbaland travaille avec Madonna, on peut être surpris par sa collaboration avec M. Pokora. Et bien certains manifestent leur surprise par des "Bouh caca, Timbaland au bûché" alors qu'ils l'encensaient quand il a sorti de la naphtaline la talentueuse Miss Furtado. La différence ? M. Pokora est français, et avoir de l'ambition quand on est français est très très mal vu.
Bref, revenons en à la production en elle même. Evidemment, l'effet de surprise Timbalandien est passé depuis qu'il a enchaîné une triple exploitation à outrance: LooseFuturesexLovesoundsShockValue. Pour autant, la production n'en demeure pas moins plutôt bonne, notamment sur des titres comme Catch Me If You Can (qui semble être le second single), No Me Without You, Treason, ou encore Like A Criminal.
Ne vous inquiétez pas, sur cet album, conformément à l'habitude Timbalandienne, on trouve LA ballade, faisant suite à Say It Right & Apologize principalement: Sur Ma Route / Through The Eyes. Toi fan de Madonna, prépare toi, Timbo fera "hey hey", au rythme de quelques "tchak... tchak..." au début d'une des chansons de l'album. C'est désormais plus qu'inévitable.

Les bouses: Bon, il serait de mauvaise foi de ne pas signifier à M. Pokora que Climax (vive le nom de Baskets Adidas) et Internationalude sont deux innommables bouses. S'il passe par là, il le saura, à présent.

Donc voila, je vais conclure en disant que j'ai été très agréablement surpris par cet opus. J'ai déjà bien aimé Dangerous (même si le mattraquage commence à arriver, et je le seeeeeens, je vais pas tarder à détester), mais je suis, en plus, convaincu par l'opus.
Si jamais il vous prenait l'envie de l'acheter après écoute des quelques chansons ci-dessous, vous prendrez soin d'éviter toutes version soit disant limitée, les petites Lola (encore elle) et Pouffita, 11 ans, vous en voudraient amèrement, et je les comprends: imaginez leur désarroi de ne pouvoir montrer leur super collier MPii au petit Julien, 11 ans lui aussi.

01. Dangerous
02. Catch Me If You Can
03. No Me Without U
04. Treason
05. Like A Criminal
06. Sur Ma Route

#11 / Aura - Columbine




Devant la pression du peuple (soit une personne.), avide de mon sens critique et de mes excellents goûts musicaux, me voici aujourd'hui 31 mars à 14:00 (tapante oh oh), me lançant dans la modeste présentation d'un de mes coups de coeur de l'année 2008 (qui décidemment démarre sous les plus beaux hospices, comme vous le verrez plus tard).

Avant toute chose, pour ceux qui se poseraient la question (il y en a relativement peu, mais toi qui passe par là, toi qui est étudiant à l'IUT, cela doit t'intriguer): oui, je suis sur mon lieu de stage en ce moment même. Mais bon, les clients ne se bousculent pas aux portes de la concession Kia Marignane, alors j'ai du temps pour moi, et je le mets à profit de la rédaction de cette petite critique.

Venons en aux faits à présent. Aura, qui es-tu Aura ? (la référence ici utilisée renvoie évidemment à la fabuleuse, et ô combien philosophique série Lola qui es-tu Lola, mais je suis sûr que toi, amateur, tu l'as sûrement bien vite compris)

Avec sa bouche énorme (parfois nous employons le terme "pulpeuse". Parfois l'utiliser correspond à faire montre de la plus grande hypocrisie, nous utiliserons donc le terme de "Enooorme"), nous pourrions voir en elle un ersatz danois de notre Béatrice Dalle (encore que, faire moins bien et plus inutile qu'elle me semble être une tâche relativement difficile). Mais, il existe une différence de taille: là ou Béatrice Dalle ne compte dans sa filmographie qu'un film ayant un tant soit peu marqué les esprits, 37.2° le matin, dans lequel elle se faisait tâter le fesson par Jean-Hugues Anglade, notre bien aimée Aura n'a pour l'instant pas eu à montrer son postérieur pour que son album se fasse remarquer par les critiques.
Malgré sa bouche exagérément imposante, Aura est une jolie fille, et elle le montre sur la pochette de son opus, en prenant soin, cependant, de dissimuler la partie basse de son visage (ce qui vous aurait certainement valu, comme à moi, un moment de choc lorsque vous regarderez son clip. Oui mais voila, j'ai eu la délicate attention de vous mettre en garde, merci Stéphane). La pochette nous met d'ailleurs tout de suite l'eau à la bouche: nous avons ici affaire à un album joyeux et frais.
L'écoute du 1er single vous le confirmera d'ailleurs instantanément. Song For Sophie est en effet un titre comme je n'en avais plus entendu depuis un bon moment, un titre où il n'y a AUCUNE touche d'électro ou de rock, mais qui parvient quand même, miraculeusement, à garder son côté très accrocheur. Qui est Sophie ? Sophie semble être une amie d'enfance d'Aura, de ce genre de fille un peu bizarre, un peu dans son monde. Le temps les a éloigné, Aura se demande ce qu'elle est devenue. C'est meugnon, et ça a au moins le mérite d'éviter de tomber:
- Dans le pathos (www.lea-castel-la-mourante.com)
- Dans la pauvre histoire de la pauvre fille pauvrement trompée par son pauvre mec (www.vitaa-la-cocu-internationale.com)
- Du côté de l'histoire de l'amoureuse transie qui nous les brise 1000 fois l'an (www.helene-segara-la-bisounours.com)
- Du côté des cochonnes chantantes (www.je-fais-du-rnb-produit-par-timbo-de-preference.com, j'ai même presque 50 ans, parfois)
- Du côté de chez Swan. (Je me suis sidéré, mais j'ai été trop tenté, là)

Alors bien sûr, si je prends de mon temps pour pondre ce billet, entre deux clients dont il me faut disséquer les habitudes de consommation automobile, c'est que cet album va plus loin que le désormais traditionnel coup du: "Hop hop, j'ai une chanson bien sympa, je la place en ouverture de l'album, pour camoufler un peu le reste kipuduku").
Qui peut en effet ne pas craquer devant Glass Bone Crash, Little Louie, I Will Love You On Monday ou encore Antony ?

Vous me direz si c'est le cas en commentant cette critique, soit en ayant écouté l'album (et commandé, tout ça tout ça hein, parceque ok, elle n'a pas eu à jouer de l'arrière train pour se faire remarquer des critiques, mais elle devra peut être l'envisager pour se faire remarquer des... clients), soit en ayant écouté cette petite sélection de 5 titres, que je vous propose, en libre téléchargement, ci-dessous.

01. Glass Bone Crash
02. Little Louie
03. Song For Sophie
04. I Will Love You On Monday
05. Antony

Aura - Columbine (5 titres)